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Il ne pourra en rester qu’un seul…

18 décembre 2010

En décembre 2010 l’INED, dans sa revue « Population et sociétés » a publié un article très intéressant, signé Jacques Vallin et France Meslé qui a pour titre « Espérance de vie : peut-on gagner trois mois par an indéfiniment? ».   Les auteurs partent d’une critique d’un autre article, apparu en 2002 sur la revue Science, dans lequel les auteurs, sur la base d’une analyse apparemment superficielle des données statistiques, affirmaient que l’espérance de vie serait augmentée de trois mois par an sans solution de continuité. Hors, selon les deux démographes qui signent l’article de l’INED, cette affirmation est fort discutable; les générations vivantes maintenant ne dépasseront vraisemblablement pas les 100 ans dans leurs espérances de vie, même si cette dernière est quand même augmentée, avec différentes rythmes, dans les dernières années…

 

 

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Génération Y: invention ou réalité?

16 décembre 2010

Rien de tel qu’un peu de polémique avant Noël… Jean Pralong, professeur de GRH à la business school de Rouen, vient de publier une étude Lire la suite…

Stéréotypes… ou généralisations?

4 octobre 2010

Au cœur d’un atelier sur la diversité que nous animions chez un client la semaine dernière, la discussion s’envenime… Lire la suite…

Ouvrir le champ du possible

7 septembre 2010

Alternatives économiques surfant sur le débat de la réforme des retraites proposait il y a quelques semaines un numéro hors série[1] entièrement consacré à la thématique des Générations.

Au-delà de la seule utilité pratique d’avoir des statistiques claires et actualisées sur l’état de la société française en la matière, une comparaison avec certains autres pays européens Lire la suite…

« Seniors Tuteurs : Comment faire mieux ? »

28 juin 2010
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Rapport au secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Bernard Masingue, directeur de formation, Veolia Environnement, Mars 2009

Destinée à guider les partenaires sociaux dans la nécessaire négociation des accords seniors de branches et d’entreprises qu’ils doivent signer, l’étude initiée par le secrétaire chargé de l’emploi [1] et menée Bernard Masingue ne prétend pas à l’exhaustivité. Pour autant elle a le mérite de présenter clairement les avantages/inconvénients du tutorat comme relai de transmission des savoirs entre les seniors et les nouvelles générations.

Partant du constat rafraîchissant qu’il n’est pas nécessairement évident que les seniors soient effectivement les personnes choisies pour assurer la capitalisation et la transmission des savoirs dans une entreprise, Lire la suite…

Est-ce si difficile de parler du lien intergénérationnel ?

28 juin 2010

Le 22 juin était lancé à Science Po un ambitieux cycle de séminaires/groupe de travail sur : «  Le Monde qui vient : Quels liens entre les générations ? ». Nathalie Kosciusko-Morizet[1], porteuse d’une mission d’étude relative aux évolutions de la société française, avait à cœur de mettre en lumière « les signaux faibles, les signaux forts » permettant de comprendre les différents enjeux générationnels bouleversant profondément notre société.

Il s’agissait de faire un constat, d’étudier la construction, la solidité, peut être même de questionner l’existence du lien entre ces différentes générations, pour proposer des pistes de solutions et ouvrir le débat.

Le fait que la secrétaire d’Etat souligne le départ en vacances des étudiants rendant Science Po étonnamment calme, aurait peut être dû nous préparer à la désolation des débats qui ont suivi. Au-delà du caractère sans conteste brillant et riche en sources statistiques sérieuses des interventions ; et malgré la volonté évidente tant de Louis Chauvel (sociologue, Science Po Paris : http://www.louischauvel.org/) que de Jean-Pierre le Goff (sociologue, CNAM) d’être objectifs et de présenter un état de fait, le tableau dressé apparaissait en définitive très polarisé. Au sortir de leur présentation, tout semble opposer les seniors aux jeunes générations entrant sur le marché de l’emploi. Les uns sont présentés comme les heureux privilégiés d’un temps qui n’est plus (et qui, semble-t-il, ne pourra plus exister), celui où le plein emploi n’avait pas encore « bloqué » l’ascenseur social. Les autres comme condamnés à se paupériser, non seulement du fait de la crise mais plus encore pour des raisons structurelles de « courses » aux diplômes toujours plus élevés, qui les font entrer sur le marché du travail bien plus tard ; et à des conditions salariales du moins précaires sinon dont l’évolution sera de toute façon moins rapide.

Où est le lien intergénérationnel me direz vous ?

Le seul domaine où il semble exister un lien serait au sein de la famille qui développe une certaine solidarité : ces fameux seniors « nantis » épaulent malgré tout leurs descendants. Mais là encore non seulement cela n’est pas nécessairement une bonne idée (cela n’aiderait pas ces jeunes à sortir d’une adolescence qui s’attarde parfois jusqu’aux 30 ans) mais cela ne saurait durer parce que les ressources des seniors vont elles aussi s’épuiser…

Où est le lien entre les générations dirai-je à nouveau ?

Pourquoi n’avoir abordé que ce qui oppose, « risque de faire qu’ils ne se comprendront pas » ? Cette difficulté de concentrer les débats sur les relations, les faits et actes qui « mettent ensemble », qui font que nous vivons dans un monde où il n’existe pas seulement des « vieux » et des « jeunes » que tout oppose avec des « quadra » qui monopolisent l’activité, doit nous interpeller. Que révèle cette crispation autour de ce qui risque de créer une confrontation : pourquoi a-t-on besoin de se faire peur, quelle est l’utilité de conclusions qui nous font dire « à quoi bon insister, c’est déjà mort »… Pour être honnête, et proposer une piste de réflexion, afin de ne pas moi aussi tomber dans la critique stérile : parce que la tâche est immense, parce que les perspectives ne sont pas optimistes, parce que notre société tremble face au grand ménage qu’il va nous falloir entamer. Pour autant des initiatives, des volontés et des idées, nous n’en manquons pas.

En Mars 2005[2] a ainsi été lancé… à Science Po… par la secrétaire d’Etat Catherine Vautrin… la charte « Un toit, deux générations ». Proposant une solution pragmatique au manque de logements disponibles (à des loyers raisonnables), cette initiative se propose de mettre en relation des seniors ayant une chambre libre,  et des étudiants. Ces derniers pourraient ainsi aider ces seniors « hôtes » dans des tâches quotidiennes devenues difficiles à assumer seuls.

Mais cette initiative est également déclinée lors de construction d’habitats solidaires où des entreprises d’insertion (pour ne citer qu’un exemple l’Apij Bat: http://www.insereco93.com/annuaire/telecharger.php?lgwork=fre&modelprint=s&format=html&tout=1&ficheexperience=1.xml ), des mairies (par exemple celle de la Mairie de l’ile St Denis)  et des architectes spécialistes de l’écoconstruction s’unissent pour offrir des immeubles « intergénérationnels » : les étages sont réservés, selon l’âge et la mobilité, et les savoir-faire de chacun sont mobilisés, faisant cohabiter plusieurs générations.


[1] Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.

 

[2] http://www.senioractu.com/intergeneration,France-Partage-de-logements-seniors-etudiants-lancement-de-la-charte-Un-toit,-deux-generations-_a4325.html

Une nouvelle génération…

18 juin 2010

Vous avez été nombreux à nous faire remarquer que nous n’avions pas beaucoup écrit récemment; c’est vrai, certains des contributeurs les plus fidèles de ce blog ont été quelque peu pris depuis plusieurs semaines, même s’il s’agissait aussi de générations!

Elle s’appelle Gabrielle, et avec sa grande soeur Charlotte, elles nous promettent une abondance de dialogues entre générations pour les années à venir!!